Version plus exigeante : l'élève ne se contente plus d'identifier les droits. Il réfléchit à leur universalité, à leur effectivité et aux responsabilités qui permettent de les faire respecter. Le cycle 3 construit le jugement, l'écoute et l'engagement ; la séance convient aussi en 6e.
Objectifs
À l'issue de la séance, l'élève sera capable de :
- Définir ce qu'est un droit.
- Identifier plusieurs droits fondamentaux de l'enfant.
- Comprendre le caractère universel de ces droits.
- Distinguer « avoir un droit » et « pouvoir effectivement en bénéficier ».
- Argumenter et écouter un point de vue différent.
- Identifier des situations où les droits des enfants peuvent être menacés.
- Réfléchir à la responsabilité individuelle et collective.
Notions
- Droit
- Égalité
- Dignité
- Protection
- Liberté
- Responsabilité
- Solidarité
- Engagement
Matériel
- Le texte documentaire sur la CIDE
- La fiche « Vrai ou faux ? »
- Les 4 cartes-situations
- Le tableau ou le vidéoprojecteur
- Une feuille A3 par groupe
Support : « La Convention internationale des droits de l'enfant »
En 1989, les États membres de l'Organisation des Nations unies ont adopté la Convention internationale des droits de l'enfant, appelée CIDE.
Ce texte affirme que les enfants ont des droits et que les adultes et les États doivent contribuer à les protéger.
Parmi ces droits figurent notamment :
- le droit d'être protégé contre les violences ;
- le droit à l'éducation ;
- le droit à la santé ;
- le droit d'avoir une identité ;
- le droit de vivre avec sa famille lorsque cela est possible ;
- le droit de s'exprimer et d'être entendu ;
- le droit au repos et aux loisirs.
La Convention concerne les enfants du monde entier.
Pourtant, avoir un droit écrit dans un texte ne signifie pas forcément que ce droit est toujours respecté dans la réalité.
Comment faire pour que les droits de l'enfant deviennent une réalité pour tous ?
Questions de compréhension
- Qui a adopté la Convention ?
- Quand ?
- Qui est concerné ?
- Pourquoi cette Convention existe-t-elle ?
- Cite trois droits de l'enfant.
- Quelle différence peut-on faire entre avoir un droit et pouvoir réellement en bénéficier ?
Déroulement · 70 min
5 min
Collectif
1. Accroche
- Projeter ou écrire la question au tableau.
- Laisser quelques secondes de réflexion silencieuse.
- « Un droit écrit est-il forcément un droit respecté ? »
- « Vous allez devoir répondre à cette question à la fin de la séance. »
10 min
Individuel
2. Lecture et compréhension
- Lecture silencieuse, puis lecture collective du texte sur la CIDE.
- Répondre aux 6 questions, à l'oral ou sur la fiche.
10 min
Collectif
3. Vrai ou faux ?
- Lire chaque affirmation ; les élèves votent, puis justifient.
- Valider avec l'explication de la fiche enseignant.
15 min
En groupes
4. Étude de situations
- Répartir les élèves en groupes de 4 ; chaque groupe reçoit une situation et une feuille A3.
- Donner la consigne exacte, puis laisser le groupe préparer sa présentation.
- « Dans votre groupe, identifiez le droit concerné. Expliquez ce qui pose problème et proposez une action permettant d'améliorer la situation. Vous devrez présenter votre réponse à la classe. »
10 min
Collectif
5. Mise en commun
- Chaque groupe présente : quel droit ? quel problème ? quelle solution ?
- L'enseignant distingue bien le droit lui-même et la manière dont la société permet son respect.
15 min
Collectif
6. Débat philosophique
- Rappeler les règles, puis poser la question finale.
- Terminer en revenant à la question de l'accroche : « Un droit écrit est-il forcément un droit respecté ? »
- « Est-ce que respecter les droits des enfants est seulement l'affaire des adultes ? »
5 min
Individuel
7. Trace écrite
- Lire la trace écrite, puis la coller ou la copier dans le cahier d'EMC.
Vrai ou faux ?
1. « Les droits de l'enfant concernent uniquement les enfants qui vivent dans les pays qui ont beaucoup de ressources. »
FAUXLes droits sont universels : ils concernent tous les enfants.
2. « Le droit à l'éducation signifie que chaque enfant doit pouvoir accéder à l'éducation. »
VRAIC'est l'article 28 de la Convention.
3. « Un enfant perd ses droits lorsqu'il ne respecte pas une règle. »
FAUXLes droits fondamentaux ne disparaissent pas parce qu'un enfant a transgressé une règle.
4. « Les adultes ont une responsabilité dans la protection des droits de l'enfant. »
VRAILes parents, l'école, les institutions et les États doivent les faire respecter.
5. « Les enfants peuvent aussi participer à la vie collective et faire entendre leur voix. »
VRAIC'est le droit d'exprimer son opinion (article 12), par exemple au conseil d'élèves.
Étude de situations
Situation A
Amir est malade depuis plusieurs jours. Sa famille n'a pas les moyens de consulter facilement un médecin.
Quel droit peut être concerné ?
Situation B
Maria voudrait aller à l'école, mais elle doit travailler toute la journée pour aider sa famille.
Quel droit peut être concerné ?
Situation C
Noé explique qu'un camarade se moque régulièrement de lui. Lorsqu'il en parle à un adulte, celui-ci refuse de l'écouter.
Quel droit ou quel principe est concerné ?
Situation D
Une classe souhaite proposer une idée pour améliorer la cour de récréation. Les élèves présentent leur projet au conseil d'école.
Quel droit ou quelle possibilité est ici mise en œuvre ?
Consigne exacte : « Dans votre groupe, identifiez le droit concerné. Expliquez ce qui pose problème et proposez une action permettant d'améliorer la situation. Vous devrez présenter votre réponse à la classe. »
Mise en commun : quel droit ? quel problème ? quelle solution ? Distinguez le droit et la manière dont la société permet son respect.
Le corrigé détaillé des 4 situations, les cartes à découper et la grille de groupe A3 sont dans le Pack complet.
Débat philosophique
« Est-ce que respecter les droits des enfants est seulement l'affaire des adultes ? »
- « Je peux être en désaccord avec une idée sans être en désaccord avec la personne. »
- « Je justifie mon opinion. »
- « J'écoute avant de répondre. »
- « Je peux modifier mon opinion si quelqu'un apporte un argument convaincant. »
Trace écrite
Les droits de l'enfant
- Le 20 novembre est la Journée internationale des droits de l'enfant.
- En 1989, l'ONU a adopté la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE).
- Elle affirme que tous les enfants ont des droits, notamment le droit à l'éducation, à la santé, à la protection, au repos et aux loisirs, ainsi que le droit d'être entendu.
- Ces droits sont universels : ils concernent tous les enfants.
- Cependant, l'existence d'un droit dans un texte ne garantit pas toujours qu'il est réellement respecté. Les adultes, les institutions, les États et les citoyens ont donc une responsabilité dans leur protection.
- Respecter les droits de l'enfant, c'est contribuer à permettre à chaque enfant de grandir, apprendre, être protégé et vivre dignement.
La trace prête à coller (2 par page) et sa version à trous sont dans le Pack complet.
Prolongement : Projet « Défendre un droit »
Sur la semaine, chaque groupe choisit un droit et produit une affiche de sensibilisation, exposée ensuite dans l'école. L'affiche comporte :
- Le droit : « Le droit à l'éducation »
- Une explication : « Tous les enfants doivent pouvoir aller à l'école et apprendre. »
- Une question : « Pourquoi ce droit est-il important ? »
- Un message d'engagement : « Agissons pour que chaque enfant puisse apprendre. »
Cette logique de projet correspond à l'EMC du cycle 3, qui fait expérimenter l'engagement dans la classe, l'école ou l'établissement.
Dans le Pack complet pour le cycle 3 :
- Deux fiches élèves différenciées : guidée (QCM, phrases à compléter) et approfondie (questions ouvertes), avec leurs corrigés
- La fiche « Vrai ou faux ? » à justifier, avec son corrigé
- Les 4 cartes-situations et la grille de groupe « Quel droit ? Quel problème ? Quelle solution ? », avec le corrigé
- La fiche de projet « Défendre un droit » et sa grille d'auto-évaluation
- La trace écrite complète et sa version à trous
- L'affiche « Nos voix, nos droits » et les bulles-messages de la classe
Points de vigilance
- Toutes les situations sont fictives. On annonce dès le début qu'on ne parle pas de sa propre famille devant la classe.
- Si un prénom des situations est porté par un élève de la classe, changez-le avant la séance.
- Certains élèves vivent peut-être une situation où un droit n'est pas respecté : on parle des enfants en général, jamais de ce qui manquerait à un élève de la classe.
- Si un élève révèle une situation inquiétante : l'écouter seul, le remercier, ne pas mener d'enquête et prévenir le jour même la direction de l'école. Le 119 (Allô enfance en danger) est gratuit, 24 h sur 24.